Gérald Tremblay élu maire de Montréal | La démocratie mérite une deuxième chance

Gérald Tremblay, maire de Montréal
Gérald Tremblay, maire de Montréal

Ce dimanche 1er novembre 2009, nous avons eu encore une fois la preuve qu’un système des deux tours permettrait d’insuffler une petite dose d’oxygène à notre démocratie essoufflée. Peut-on raisonnablement penser que Gérald Tremblay a été élu par la majorité? Je ne me prononcerai pas  aujourd’hui sur les mérites des trois candidats, je manque de patience. Je ne laisserai parler que les chiffres, suffisamment éloquents par eux-mêmes.

Gérald Tremblay : 37,9%
Louise Harel : 32,73%
Richard Bergeron : 25,45%

JusticeSuis-je le seul à trouver cette élection serrée? Ne peut-on pas raisonnablement supposer que si l’on redistribuait les votes de Richard Bergeron entre les deux premiers finalistes, le résultat ne serait pas forcément le même? Si j’étais Gérald Tremblay, je serais humilié! Quelle navrante incertitude que de ne pas savoir si on est vraiment le premier choix de la majorité…

Au Canada, historiquement, les luttes pour le pouvoir se sont majoritairement disputés entre seulement deux candidats vedettes, ce qui explique peut-être l’absence de débat sur un système à deux tours. La France a sûrement bien apprécié ce système lorsque Le Pen à réussit à se faufiler au deuxième tour des présidentielles de 2002 : le taux de participation n’a jamais été aussi élevé. Entre deux maux, il faut choisir le moindre…

L’élection provinciale de 2007 offre d’étranges similarités :

Jean Charest, PLQ : 33,08%
Mario Dumont, ADQ : 30,84%
André boisclair, PQ : 28,35%

Un deuxième tour aurait permit de mettre les pendules à l’heure et de confirmer ou non l’appui montant (à l’époque) envers l’ADQ.

Monsieur Tremblay, vous qui êtes si fort suspecté d’être, soit sourd et aveugle, soit magouilleur et menteur, de grâce, redorez votre blason en instaurant le deuxième tour! Vous aurez moins fait quelque chose pour laisser une note positive sur Wikipédia. À ce moment là, peut-être que les fédéraux et provinciaux suivront votre si glorieux exemple (ajout potentiel d’une deuxième note positive sur Wikipédia, c’est un pensez-y bien!).

En attendant que le deuxième tour devienne une institution démocratique incontournable au Canada, je prépare mes arguments en faveur des élections proportionnelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>