Arielle Grenier : la reine déchue des carrés verts frappe encore

Arielle Grenier
Arielle Grenier

On croyait Arielle Grenier disparue du paysage médiatique depuis son inoubliable prestation à Tout le monde en parle, elle nous prouve le contraire dans un texte publié aujourd’hui dans le Huffington Post.

France et Ex-URSS, même combat

On reste sans voix à l’idée qu’elle ait comparée la France de François Holland à l’ex-URSS (de Staline ou de Brejnev? Peu importe…). À quoi bon développer? Il est évident que toute analogie entre ces deux extrêmes ne pourrait que provenir d’une volonté délibérée à frapper l’imaginaire de ceux qui ne sont pas familiarisés avec les débauches fantasques des anciens dirigeants soviétiques. Bien sûr, on comprend bien qu’elle a voulu utiliser cette figure de style pour illustrer l’étrange paradoxe qu’un Depardieu fuyant l’impôt français puisse accepter la nationalité russe (il faudrait rappeler à Arielle qu’accepter la nationalité russe ne signifie pas que Depardieu s’y exilera). Il y avait là, en vérité, matière à ficeler de bien beaux textes pour exploiter cette improbable nouvelle. Dans ce cas présent, c’est un magnifique epic fail.

On reste soulagé tout de même de la toute dernière ligne, et je cite :

« Monsieur Depardieu, je vous souhaite une heureuse année 2013 à votre capital, mais la Russie a encore beaucoup de chemins à faire vers l’atteinte des libertés individuelles. Ne devenez pas un instrument politique dans une mer de propagande. Jean Valjean vaut mieux que cela. »

La Flat Tax selon Arielle Grenier

Le but de son article est de vanter les mérites d’un taux de taxation fixe. Elle nous cite des sources provenant du Hoover Institutition, un think thank proche du parti républicain. Cet organisme fut fondé par Herbert Hoover, ancien président américain renommé pour son inaction durant la Grande Dépression. Le non-interventionnisme de l’État pour réguler l’économie étant bien sûr un fondement de la droite. Comme on l’a vu, ce non-interventionnisme propulsa les États-Unis dans une misère sans nom et le taux de chômage atteignit jusqu’à 29,4 % au sommet de la crise. On savourera ainsi d’autant plus que l’argument massue d’Arielle Grenier pour promouvoir la Flat Tax est que, selon des études du Hoover Institution, une Flat Tax augmenterait le nombre d’heures travaillées de 4 %. On passera sur l’absence de détails cités par Arielle Grenier (quel taux d’imposition? qui travaillera ce 4 % d’heures supplémentaires? en quoi cela affectera-t-il le chômage?) pour tout simplement apprécier à sa juste valeur les conseils d’un organisme ayant un si joli historique.

Il est évident que le Hoover Institution actuel n’est pas redevable des errements de son fondateur, mais il était bien trop tentant d’en faire l’historique! C’est un exercice semblable à celui d’Arielle Grenier lorsqu’elle compare la France à l’ex-URSS, mais avouez que la comparaison est beaucoup plus justifiée et même, savoureuse.

Merci Arielle.

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